Samuel & Jean Salvy ; primes au mérite ; gestion de la misère et mise au pas...
Le 20 octobre 2009 par Sud Education 86
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90 000 € à partager pour les personnels BIATOSS soit en moyenne, rappelons-le, 90 €/agent cette année... En CTP, le président proposait 1/3 versé automatiquement aux agents, 2/3 sur critères individuels (primes variant de 50 € à 500 € !). Le Ministère préconisait un versement de 100%. Mais comme l’a doctement rappelé le Président : "dans le cadre de la LRU, de l’autonomie, je fais ma politique, la Ministre n’a rien à dire là-dessus". Quid du statut national, aux orties, vive l’Autonomie sauce entreprise.
Résultat du vote : 50% pour la proposition "Président", 50% contre (tous les représentants des Personnels, pas que l’Unsa...). Un second vote a été demandé : versement des 100% aux personnels, sans "primes individuelles". Pour : les organisations syndicales sauf la CFDT qui s’est abstenue ; Contre : les représentants de l’Administration. Vous connaissez la suite : ces avis ont été transmis aux membres du Conseil d’Administration, qui ont voté contre la proposition présidentielle. et paf, re-toquez la politique des primes individuelles pour ce reliquat. La tendance est d’individualiser le salaire, de récompenser "les mérites" de chacun, sur quels critères, avec quels effets sur le travail collectif, l’ambiance dans les services ? Nous en reparlerons pour les primes à venir, encore plus juteuses, pour les enseignants-chercheurs, BIATOSS, etc. Nous partageons l’analyse de "Ré-inventer l’Université
"Les primes individuelles : la corruption du service public par le clientélisme "
Vous aurez remarqué la prolifération des primes ? Posons-nous la question des fonctions de ces personnes : sont-elles à rétribuer alors que ces élus ou nommés ne remplissent plus ou moins leurs fonctions de fonctionnaires (enseignement & recherche, autres) ? Pourquoi ces fonctions sont-elles rétribuées plus que celles de recherche, d’enseignement ou autres corps de métier ? Alors que certaines fonctions donnent le droit à des décharges de service, pourquoi attribuer une prime supplémentaire ? Les tâches de l’Administration (présidents, vice-présidents, directeurs, chargés de ceux-ci ou cela) seraient-elle plus juteuses que celles de la recherche ? de l’enseignement ? (quel montant, quels critères, quels évaluations par ailleurs...) etc
Affaire à suivre.
ou "Comment gérer la misère - nombre de postes constants - pour assoir une politique de centralisation des moyens, dans un contexte de casse du statut de fonctionnaire/ du Service Public"
En CTP, le président annonce clairement la couleur : "il est inadmissible qu’un personnel reste longtemps dans un même service" (combien de temps est-il resté lui-même dans un "même service", idem pour les autres "cadres" de l’équipe présidentielle et autres composantes). Pourquoi donc cette politique de mobilité chiffrée ? Considèrent-t-ils que les personnels ronronnent dans une niche douillette ? On perçoit bien une volonté de mise au pas des agents, sous couvert d’offrir aux personnels une mutation tant voulue, "sur la base du volontariat" écrivent-ils dans ce rapport (sic)... Qui peut y croire ? Ce rapport utilise comme indicateur le nombre de personnel par "secteur métier" (ex. communication). Des ratios par composante sont établis sans analyse de la charge de travail. O miracle, il apparaît de suite des composantes "sur-dotées", d’autres "sous-dotées" et par cette lecture des graphes, on perçoit qui va être "mobile volontaire"... On se marre. Ensuite, il y a la définition des frontières des "composantes", des "services communs". Et là apparaît un choix d’organisation "autour de la Présidence" : service financier agrandi, en dépeuplant ceux des UFR , service "communication" créé en piochant à droite à gauche, reprographie centralisée, etc etc. Bref, une politique d’établissement au service de l’équipe présidentielle, avec l’objectif de CENTRALISER - en opposition avec le système décentraliser, en UFR - et le tout à poste constant, sans création de poste de titulaires, sans résorption de la précarité par titularisation (sujet tabou et has been, "au diable le statut pourvu que la machine tourne").
Chambardement anodin que préconise ce rapport ? Non. Lorsque l’objet d’un Service Public est modifié - généralement vers le secteur marchand, Cf FranceTélécom, loi LRU -, il est nécessaire de casser le statut des personnels. Comment ?
Cet été, une loi-cadre intitulée "Mobilité des fonctionnaires" organise non pas la mobilité mais la précarité au sein des Fonctions Publics. L’embauche d’intérimaires est autorisée, la mutation forcée également, et la suppression de la garantie de l’emploi, base du statut des fonctionnaires, est votée. Voir notre expression sur le sujet http://www.solidaires.org/article18...
la politique gouvernementale de revalorisation salariale conduit à une diminution constante des revenus (rappel : -20% en 20 ans chez les enseignants-chercheurs, -15% chez certains corps BIATOSS).
le passage aux "compétences élargies" des universités conduit à la gestion de la masse salariale. L’Etat se désengage afin que l’Etablissement conduise enfin sa politique salariale (soyez docile, flattez les maîtres !).
l’augmentation des primes individualisées est une arme pour fragiliser nos statuts donc nos conditions de travail (voir sujet suivant sur les primes à l’Université de Poitiers)
enfin, la "mobilité" interne à l’établissement est nécessaire pour casser les liens sociaux dans une "entreprise", toute forme d’opposition, de solidarité. Nous invitons les personnels à s’informer sur les politiques managériales mises en place à FranceTelecom lors de son passage "ouverture aux capitaux privés" sous Fabius à sa privatisation.
ensuite viendra la mobilité "externe", entre sites, au sein de PRES, pôle de recherche et d’enseignement supérieur, etc. Et cette mobilité ne sera pas choisie !
Bref, lors du prochain CTP ce lundi 19 octobre, les représentants SUD voteront contre ce projet.
"Les évènements violents de samedi après-midi à Poitiers ont entraîné l’arrestation et la condamnation de plusieurs personnes dont deux étudiants poitevins de 20 ans. Or, Samuel Bastard et Jean-Salvy Compte n’ont absolument pas pris part aux débordements qui ont eu lieu en Centre-ville. S’ils ont participé à la manifestation, parce qu’elle était autorisée, ils s’en sont vite mis en marge dès que les violences ont commencé."
http://soutiensametjeansalvy.over-blog.org/
Nous sommes persuadés que la violence policière exercée sur ces jeunes étudiants participe à la criminalisation des mouvements sociaux et, plus largement, met en péril les valeurs démocratiques que nous défendons : liberté d’expression et droit d’opinion. Ce déni de justice à l’égard de Samuel et Jean-Salvy est inadmissible. Aussi, SUD se joint au collectif de soutien et appelle au rassemblement de soutien à Samuel et Jean-Salvy le samedi 17 octobre à 14h devant le Palais de Justice de Poitiers. SUD appelle les personnels de l’Université de Poitiers à signer la pétition pour leur libération : http://5237.lapetition.be