Le 5 décembre 2006 par Sud Education 86
"Demain on sera tous obligés de se taire au risque de se retrouver en tôle ? c’est quoi ce pays ?" (cit. Pierric B.)
SUD Education apporte son soutien aux deux militants convoqués au tribunal pour "outrage et rébellion" et appellent ses adhérents, les salariés, sans emplois et retraités disponibles à participer à l’audience dès 9h jeudi 7/12/2006, Tribunal de justice.
Magali et Christian avaient osé s’exprimer, avec d’autres manifestants, lors du défilé du 14 juillet 2006 à Poitiers dans le cadre d’une manifestion pour les Sans Papiers. On croit cauchemarder : la criminalisation et la répression des luttes, des moyens d’expression légaux sont au menu du gouvernement Chirac/Galouzeau de Villepin/Sarkozy de /.
Il faut qu’ça cesse.
GF
Nous publions le " Communiqué de soutien à Magali et Christian" rédigé par le comité de soutien.
Le 14 juillet dernier, dans notre chère ville de Poitiers, une quarantaine de citoyennes et citoyens s’étaient réunis sur la place d’Armes, en parallèle du défilé républicain. Ils venaient exprimer leurs voix en faveur de la régularisation des sans-papiers et en souvenir de leurs 30 jours de grève de la faim. Pour cela, les manifestants s’étaient mis d’accord avec les forces de l’ordre pour seulement tendre une banderole revendicative, afin de ne point troubler la fête nationale. Cependant, à l’instant où ces personnes ont voulu déployer leur calicot, la police les en ont empêchés offensivement. Par conséquent, les contestataires se sont manifestés de manière sonore, en chantant des slogans. Cela n’a pas plu aux agents de police, ainsi qu’à leur donneur d’ordre, défilant sur place : Monsieur le Préfet de la Vienne.
C’est alors que débutent les péripéties de Magali et Christian, jeunes militants poitevins, présent à ce rassemblement dans une démarche pacifique. Ils se sont fait légèrement molester (comme les autres personnes sur place), menotter puis conduire en garde à vue pendant environ 6 heures. A part le fait que Magali, s’étant fait tordre le pouce pendant l’arrestation, s’est vue refuser une radio aux Urgences du CHU par les policiers (nonobstant l’avis favorable du médecin), leur séjour au commissariat s’est déroulé « paisiblement », (entre guillemets, les postes de police ne sont pas non plus des chambres d’hôtel !!!).
Suite à tout ça, ils sont sortis en compagnie d’une convocation au tribunal correctionnel de Poitiers, pour le 7 décembre. Portant les accusations « outrage et rébellion ».
Cette histoire de condamnation du militantisme n’est pas un cas isolé (sans-papiers poitevins, faucheurs d’ogm, syndicalistes, anti-pub, anti-CPE,...), elle est la conséquence d’une politique de répression, qui refuse toute écoute des mouvements revendicatifs pour plus de démocratie, d’égalité et de liberté. Par ailleurs, dans cette aventure, nous pouvons tout de même constater que Magali et Christian n’ont commis aucun acte à caractère violent ou outrageant.
Ils sont seulement coupables d’avoir exprimé leurs convictions pour un autre futur, plus viable, plus égalitaire, plus libre et avant tout plus humain.
Pour demander la relaxe intégrale
de Magali et Christian
en continuant la lutte pour la régularisation
de tous les sans-papiers
Tous et toutes, le 7 décembre 2006, à 9 h
au tribunal correctionnel de Poitiers
Pour tout infos supplémentaires : 06.88.09.53.85.