Manif étudiante, CPE, Sans papiers, ...
Le 13 février 2006 par Sud Education 86
Communiqué 13/2/2006
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SUD Education soutient la grève étudiante reconduite aujourd’hui lundi 13 février lors de l’assemblée générale inter-facultés. Plus de 900 étudiants ont répondu présents pour lutter contre cette précarité accrue par la loi "contrat première embauche », le CPE voté par 71 députés - merci aux fieffés cornichons qui prônent le civisme à la télé - et par la diminution des postes aux concours CAPES/AGREG/etc...
Ces décisions gouvernementales, dictées par le Marché libérale, ciblent particulièrement les jeunes - une réponse aux émeutes des banlieux ? - et participent au démantèlement des droits du travail chèrement acquis par nos aînés (Ex. L’interdiction de travailler de nuit pour les enfants de moins de 16 ans votée en 1874 vient de voler en éclat après 1 siècle par le vote des élus UMP/UDF portant sur l’autorisation du travail nocturne pour les mineurs dès quinze ans ! Merci qui ?).
Ce lundi 13 février, une grande majorité des étudiants ont voté le blocus des bâtiments d’enseignement de l’université de Poitiers. Cette modalité d’action sera soumise au vote chaque jour (demain 10h30 amphi J, campus sciences).
Nous pouvons qu’appuyer cette construction des luttes exprimée démocratiquement par les étudiants. Nous appelons la communauté universitaire à soutenir sans faille ce mouvement de grève qui concerne tous les salariés, retraités et chômeurs (Comment ? Aménagement des enseignements, soutien actif, engagement collectif, report des examens, grève, …). Nous demandons que le Conseil d’Administration et le Président de l’Université prennent une position claire par rapport aux questions légitimes des étudiants et leurs actions.
Lors de la réunion convoquée par les trois conseils de l’Université le 25 janvier, l’assemblée générale a voté l’organisation d’une journée « fac morte » ou, disons, « université encore vivante » avant les vacances d’hiver afin de sensibiliser la population aux questions relatives à la Recherche publique et à l’enseignement supérieur, domaines sinistrés par la future loi « Pacte pour la recherche » et l’actuelle Agence nationale de la Recherche. Le Président de l’Université avait assuré les élus des conseils et les représentants des personnels de son adhésion à cette journée d’information et de mobilisation. Rien n’a été prévu à ce jour. Nous questionnons publiquement l’équipe présidentielle sur ce manquement (Lettre ouverte ci -jointe).
Dans ce flot de mesures antisociales, la répression sévit et s’accélère pour les plus démunis. Les résidents Sans Papiers sont pourchassés et expulsés dans leur pays, souvent en guerre ou sous l’emprise d’une dictature.
SUD Education 86, membre de la nouvelle association Réseau Education Sans Frontière 86, exige l’application du droit à l’Education pour tous, avec ou sans papiers. Dernièrement, des adultes de familles de la Vienne, guinéennes, sénégalaise, marocaines, se sont vus signifiés par le préfet un « arrêté de reconduite à la frontière », drôle d’euphémisme pour une expulsion manu militari quand bien même une circulaire de Zarkozy enjoint les préfets à ne pas « éloigner » les enfants scolarisés ou les étudiants ! Le préfet de la Vienne aurait annoncé que les droits des enfants, qui n’ont pas choisis leur situation rappelons-le, seraient préservés ! Et pourtant, leurs parents sont expulsés. Une représentante de la préfecture nous a déclaré avec cynisme que les enfants n’étaient pas « éloignés ». Quel parent laisserait son enfant après lui ? Nous ne pouvons que condamner ce cynisme et ces mensonges aux citoyens.
SUD Education, membre de l’union syndicale SOLIDAIRES, appelle tous les salariés, chômeurs, retraités, citoyens, à rejoindre les mouvements de lutte, à prendre part activement à la riposte qui se doit d’être forte afin que la France d’en haut nous entende mais surtout s’éloigne…