document janvier 2005
en date du 19 janvier 2005.
Le 15 janvier 2005 par Sud Education 86
Loi d’Orientation et de Programmation de la Recherche et de l’Innovation.
PROJET de loi au format pdf (janvier 2005)
Une autre version du projet diffusée par Fillon suite aux journées du 4 et 5 février. Ce projet confirme leur politique de casse de la recherche et de l’enseignement supérieur .
Une présentation résumée a été publié dans le n° de la Vie Universitaire du 14 janvier 2005.
Ce projet est en cohérence avec la politique de destruction des Services Publics et du "tout-marché" de la triplette Chirac/Sarkozy/Seillière.
Recherche pour le secteur marchand clairement affichée (Ah l’innovation ... les entreprises dans les CA des PRES, ...),
Embauche de toujours plus de précaires (CDD de chercheurs, jeunes ou pas), quel modèle !
Création d’universités Recherche et d’universités College ; le PRES est basé sur le Master/doctorat UNIQUEMENT. Enfin on largue les branlous
d’étudiants des 3 premières années. Système college/university. On y arrive
enfin !
Une volonté de dirigisme et de pilotage par le marché : main mise des Politiques sur l’orientation et l’évaluation de la Recherche (membres nommés et non élus dans les "CNUOR", dans le "consortium d’évaluation", etc.) ;
Structures avec gestion de droit privé (pour ces PRES, GIP, etc.) : patronat à la barre et possibilité d’embaucher des CDI à tous les étages => casse du statut de fonctionnaire (Eh oui ! Voir l’histoire de la privatisation de France Télécom commencée avec Fabius et terminée avec Raffarin).
Faible investissement financier jusqu’en 2010 (on arrive à 2,49% du PIB pour la Recherche Publique. Où sont les 3% du PIB fixés par M. Chirac ?).
Modulation du salaire par LE mérite pour les enseignants-chercheurs, chercheurs (doublement de la prime PEDR, qui pourrait être modulée par l’établissement, aïe aïe aïe). Même cohérence de la carotte et du bâton mis en oeuvre pour les IATOSS/ITA, il n’y a pas de raison.
Premier communiqué de Sauvons la Recherche avec moutes chiffres comme les aiment les scientifiques pour se convaincre. Lisez !
Note de lecture de la Confédération des Jeunes Chercheurs
Une présentation résumée a été publié dans le n° de la Vie Universitaire du 14 janvier 2005. Disponible dans les BU.
Même la CPU s’énerve (Conférence des Présidents d’Université)
TEXTE du Collectif des Jeunes Chercheurs Contre la Précarité, Janvier 2005
Le cadeau empoisonné du gouvernement. LOP : Loi Officialisant la Précarisation de la recherche
Le projet de loi du gouvernement (1) présente quelques avancées ponctuelles qui ont été obtenues grâce à la mobilisation des chercheurs.
Cependant, pris dans son ensemble, ce projet est un plan de pilotage autoritaire qui dévoie les aspirations des chercheurs. De plus, ce projet aura pour conséquence de faire exploser la précarité globale du système de recherche et d’enseignement supérieur.
* Le projet du gouvernement ne comporte aucune mesure efficace pour l’amélioration des conditions de travail des personnels de la recherche :
rien pour mettre fin aux financements de misère des doctorants (et à
leur non financement).
rien de précis sur le droit à bénéficier de cotisations sociales pour
les doctorants et post-doctorants.
rien sur une véritable évaluation de la qualité de l’encadrement en thèse.
rien sur une limitation du pourcentage de précaires par rapport aux
postes permanents.
rien pour mettre en place de meilleures conditions d’auditions et une
évaluation moins arbitraire des candidats aux "concours"de recrutement de
chercheurs ou d’enseignants-chercheurs.
rien sur l’amélioration des perspectives de carrière des personnels
techniques et administratifs, et presque rien sur le nombre de leur
embauches.
* En revanche, de manière inquiétante, ce projet prévoit :
des allocations de recherche réservées aux écoles doctorales qui
imposent un stage en entreprise de 6 mois au moins pendant la thèse !!!
une augmentation gigantesque de la proportion des précaires via un
accroissement de la part des financements contractuels (monitorats,
chercheurs associés, ainsi que CDD financés par l’"Agence Nationale pour
la Recherche").
Outre le développement massif de la précarité de l’emploi, le projet de loi prévoit de nombreuses mesures qui auront pour effet de précariser la recherche elle-même : L’essentiel des crédits et des emplois seront attribués arbitrairement par le gouvernement dans une logique de rentabilité industrielle pour les grands groupes privés (2).
Ce projet est à rejeter dans son ensemble.
Nous rappelons que ce qui a été obtenu l’a été par la lutte des chercheurs eux-mêmes.
La recherche en général, et les précaires en particulier, sont plus que jamais en danger. Nous appelons donc les précaires à se remobiliser et à s’organiser pour défendre leurs droits.
Le Collectif des Jeunes Chercheurs Contre la Précarité, Janvier 2005