Le 11 octobre 2004 par Sud Education 86
Mercredi 6 octobre, 17h : Roland Veuillet annonce qu’il suspend sa grève de la faim à la demande de la majorité de l’intersyndicale.

Après 38 jours de jeune et 17 kgs perdus pour Roland, plus de 5 000 pétitionnaires et de nombreuses mobilisations, le ministère annonce la nomination d’un médiateur - ancien inspecteur général de l’EN ... - comme unique réponse aux revendications (ouverture d’une enquête administrative ET levée de la sanction).
Le combat doit continuer, sous toutes formes, pour la liberté d’expression, le droit de grève et la justice.
Rencontré le jeudi 7 lors de la commission fédérale anti-repression de SUD education, Roland est certes très fatigué (!), mais animé d’une pugnacité incroyable. Ses propos étaient limpides et construits lors de son exposé du dossier infernal qui lui a valu cette sanction arbitraire pour faits de grève et activités syndicales. Chapeau l’ami ! Nous devons continuer, unis, pour que justice soit rendue (OUVERTURE D’UNE ENQUETE ADMINISTRATIVE : le ministre Fillon a-t-il peur que la vérité éclate ? Protège t-il la caste des recteurs dont celui de Bordeaux qui a fait usage de faux écrits ? et si ce recteur tout comme le proviseur du lycée de Nîmes estiment qu’ils sont diffamés, qu’ils n’hésitent pas à porter plainte !!! Nous les attendons avec toutes les pièces du dossier. Signé Gilles Frapper, sud education 86 ).
Pour connaître les 10 raisons de ce jeune, allez ici : roland-veuillet.ouvaton.org
Ci-dessous le communiqué de Roland Veuillet - le 8 octobre 2004.
Roland VEUILLET a terminé le mercredi 6 octobre la grève qu’ il avait commencée le 30 aout. Cette action avait pour objectif de protester contre la sanction qu’ il subit depuis un an pour fait de grève. Elle visait aussi à exiger son annulation avec l’ ouverture d’ une véritable Enquête Administrative pour faire toute la lumière sur la nature des motifs de la procédure disciplinaire engagée contre lui.
Après 38 jours de jeune le ministère à décidé de mandater le médiateur de l’ Education Nationale pour réexaminer ce dossier. L’Intersyndicale a demandé de préciser la nature de cette intervention et a demandé à Roland de suspendre son action car elle considérait que cette mission de médiation correspondait à une Enquête Administrative qui ne disait pas son nom. Roland a émis de nombreuses réserves sur cette appréciation voir ici NDLR, mais s’est plié à la majorité.
Cependant, tout le monde reste conscient qu’ il faut maintenir la mobilisation pour que justice soit rendue. Car il faut être conscient que le cas de Roland VEUILLET représente un ballon d’ essai de ce qui va se généraliser dans l’ Education Nationale avec le rapport Thélot, visiblement expérimenté au lycée Dhuoda par un proviseur et un recteur de choc voir ici NDLR.