Le 28 mars 2004 par Sud Education 86
Communiqué de Presse de la Fédération des syndicats SUD Education - 26 mai 2004
La pétition « sauvons la recherche » issue d’un collectif de directeurs de laboratoire a eu un écho impressionnant : 68 000 signatures de personnels, 182 000 signatures de soutien et émergence d’un vrai débat de société (la recherche, vecteur de progrès de l’humanité). Cette initiative a entraîné la création de collectifs locaux dans les établissements de recherche publique : universités, C.N.R.S, INSERM, etc. Face à cette mobilisation sans précédent, l’immobilisme du gouvernement impose de poursuivre l’action.
La fédération des syndicats SUD Education revendique le rétablissement des 550 postes de titulaires chercheurs, ingénieurs techniciens et administratifs supprimés dans les Etablissement Publics à caractère Scientifique et Technologique (E.P.S.T). Plus largement, la fédération SUD Education dénonce la précarité institutionnalisée dans les universités et les organismes de recherche, comme dans l’Education nationale . SUD Education exige la titularisation sans condition dans le statut de la fonction publique d’état de tous les personnels précaires. SUD Education demande le paiement des crédits de recherche des années antérieures (exemple : rattrapage de la baisse du budget de fonctionnement des laboratoires du C.N.R.S ). SUD Education rappelle son opposition au projet d’autonomie des universités et à la contre réforme LMD qui, sous couvert d’harmonisation européenne des diplômes, organise la mise en concurrence des universités.
La tenue « d’états généraux » de la recherche ne doit être en aucun cas un préalable : l’expérience du « grand débat » sur l’avenir de l’Ecole a déjà prouvé l’inefficacité de cette parodie de dialogue social. Pour SUD Education , le seul préalable doit être la satisfaction des revendications.
Saint Denis, le26 mars 2004