SUD education appelle à 14h30 place d’armes 1ere action : U.. 2eme action : rectorat
Le 11 février 2004 par Sud Education 86
Les rendez-vous devant le rectorat, ça ne suffit plus ! Allons là où la politique de destruction se fait, se vote...

Casseurs de l’Education Nationale, fossoyeurs des services publics, employeurs de précaires, nous savons où ils se cachent : vitrine légale entre place d’armes et rectorat !
Allons décerner à ces acolytes du MEDEF les trophées « bouchers des services publics », « broyeurs de statuts collectifs », « meilleurs chasseurs d’intermittents du spectacle », « Grand Filou de France droit dans ses bottes », etc…
Un préavis de grève a été déposé par SUD Education.
SUD Education, de même que les organisations syndicales CGT, CFDT, CNT, FO, FSU, UNSA, appelle les personnels à rejoindre le
Il est vrai que nous sommes sortis groggy de la grève du printemps 2003.
Il est vrai que la dépression collective, l’écœurement, la résignation nous taraudent.
Il est vrai que les campagnes anti-fonctionnaires, orchestrées par le MEDEF et l’UMP, nous fragilisent au point que beaucoup d’entre nous finissent par intérioriser une peur qui paralyse l’action collective, comme par auto-censure.
Il est vrai que le discours de la nécessité économique omniprésent parvient à faire douter beaucoup d’entre nous, si bien qu’on peut être tenté par le fatalisme, et le repli sur soi.
Mais, c’est précisément sur la peur et la résignation que compte le trio Chirac-Raffarin-Sellière pour accélérer le démantèlement et la privatisation des services publics et installer un régime d’insécurité sociale permanente. C’est nous qui sommes du côté du progrès, de la générosité et de la solidarité, et nous devons être fiers de nos idées, de nos valeurs, de nos métiers et de nos combats : l’égoïsme, l’individualisme et les privilèges sont de l’autre côté.
Premières victimes des dernières mesures : les enfants de milieux populaires déjà durement touchés par le chômage, la précarité, la baisse des allocations et des salaires réels, la surveillance généralisée au nom de la « sécurité », les mesures sur les retraites, et bientôt celles sur la sécu. Sans oublier les personnels, dont les conditions de travail vont connaître une dégradation capitale. Laisser faire cela sans réaction majeure serait une grave erreur. Car pour eux ce n’est qu’un début :
Décentralisation des 90 000 ATOSS : une régression inadmissible pour les personnels comme pour le service public. C’est le préalable à la privatisation par tranches (cantines, nettoyage, etc.) de l’Education Nationale. Nous combattons la décentralisation des personnels ATOSS. Tous les personnels de l’éducation nationale doivent être titulaires de la fonction publique d’état : nous le revendiquons aujourd’hui comme hier !
Explosion des emplois précaires : de plus en plus, le rectorat recrute des vacataires 200 h, "idéal de l’emploi-kleenex, à l’ANPE ou "par relation" (!). Quand les 200 h de cours sont faites, on change de vacataire. Parfait pour l’intérêt des élèves ! A l’Université de Poitiers, plus de 260 personnels IATOSS sont non-titulaires, donc précaires (en CDD, CES, CEC, etc.). A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle et cohérente : nous revendiquons la titularisation sans conditions de tous les précaires en créant des postes statutaires de la fonction publique d’état.
Recrutements enseignants dans le secondaire : moins 31% pour l’ensemble des disciplines !
Quelques records : CAPEPS : 42%, CAPES espagnol : 42% ; philo : 37% ; musique : 40% ; CAPLP anglais-lettres : 68% ; CAPLP génie industriel : aucun recrutement ! Au total, moins 4500 postes !
Carte scolaire : suppression en deux ans de 1150 personnels ATOS (administratifs, techniques, ouvriers et de de service), de 4560 postes d’enseignants du secondaire et de 26560 aides-éducateurs et surveillants.
Suppressions de filières, d’options, de classes, des dispositifs d’aide aux élèves en difficulté, effectifs en forte hausse, fermeture d’écoles et d’établissements, non-remplacement des absents, augmentation des heures sup, explosion de la précarité ! Nous appelons les personnels à refuser en conseil d’administration (CA) de cogérer ces états de faits au nom du service…
disparition progressive du caractère national des programmes et des diplômes d’enseignement au nom de la « nécessaire » adaptation de l’école aux nécessités du monde du travail par le biais de nouveaux « enseignements », de la suppression d’enseignements obligatoires au collège, des « lycées des métiers » inaugurés sous le gouvernement Jospin : le mot d’ordre de l’école est à présent celui de sa limitation à la formation professionnelle, et Mme. le recteur de l’académie de Poitiers prétend engager sans vergogne l’académie dans la collaboration totale avec le MEDEF, et sa soumission à ses intérêts.
Extinction du corps des étuidants-surveillants MI/SE : privés d’un statut et d’un salaire leur permettant de poursuivre des études dans des conditions décentes, ils sont "remplacés", ainsi que les Emplois-Jeunes, par des Assistants d’Education précaires, bons à tout faire et mal payés. A l’heure actuelle, plus personne pour remplacer les MI/SE en examens partiels : on se "débrouille" !
Université : destruction du cadre national des diplômes, mise en concurrence des universités entre elles (contre-réforme LMD, licence-master-doctorat mis en place au nom de l’harmonisation européenne), régionalisation et privatisation de l’enseignement supérieur (contre-réforme dite modernisation des universités), destruction du statut d’enseignant-chercheur (rapport Belloc), précarisation du statut des personnels IATOSS, en particulier les catégories C (externalisation des services entretien, imprimerie, espaces verts, etc.). baisse drastique des crédits de recherche (-30% au CNRS) ; chercheurs, d’ingénieurs, création de 550 post-doc chercheurs en CDD ; - 500 postes de chercheurs et ITA ; etc.